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Archives de Catégorie: Articulations et phytothérapie

La vitamine D : mieux vaut éviter la carence

La vitamine D est une vitamine liposoluble (soluble dans les graisses). Son apport pour l’organisme est double :

endogène, grâce à la synthèse cutanée sous l’influence du rayonnement solaire ultraviolet. Plus de 90% des besoins en vitamine D sont issus de l’exposition habituelle au soleil. Toutefois, entre le mois de novembre et le mois de mars, il est fréquent que le corps soit obligé de puiser dans ses réserves, l’ensoleillement n’étant pas assez fort et la synthèse cutanée devenant plus difficile. Dans la plupart des pays industrialisés, toutes les études concordent : 60 à 70% de la population aurait une carence en vitamine D, du moins en hiver.

exogène : apports alimentaires que l’on trouve dans les aliments (poissons gras, coquillages, oeufs, beurre, huile de foie de morue)

La vitamine D existe sous une dizaine de variantes que l’on distingue par un indice numérique. Les vitamines D2 (ergocalciférol) et D3 (cholécalciférol) sont les plus actives dans l’organisme. La vitamine D2 est d’origine végétale et fongique. Elle a été isolée dans l’ergot de seigle (champignon). La spiruline et le champignon shiitaké figurent parmi les meilleures sources de vitamine D2. La vitamine D3 a été isolée à partir de l’huile de poisson ; elle est d’origine animale. La vitamine D3 est préférable pour une plus grande affinité avec l’organisme et donc une meilleure activité.

La vitamine D intervient dans de nombreux processus physiologiques.

 

Vitamine D et santé osseuse :

La vitamine D joue un rôle essentiel dans l’absorption intestinale du calcium et la minéralisation du squelette. L’un des effets bénéfiques de la vitamine D3, le mieux connu et établi depuis longtemps, est sa capacité à améliorer la santé du système des muscles squelettiques et des os. Un de ses principaux rôles biologiques est de maintenir des niveaux sanguins normaux de calcium et de phosphore. En favorisant l’absorption du calcium, la vitamine D aide à former et entretenir des os solides. Elle travaille également de concert avec un certain nombre d’autres vitamines et minéraux, ainsi qu’avec des hormones, pour promouvoir la minéralisation osseuse. Elle est particulièrement intéressante pour la femme enceinte ou, à partir de la ménopause, pour prévenir l’ostéoporose. Des déficiences en vitamine D3 sont responsables d’ostéopénie, précipitent et exacerbent l’ostéoporose, provoquant une maladie douloureuse des os connue sous le terme d’ostéomalacie, augmentent la faiblesse des muscles, renforçant ainsi le risque de chutes et de fractures. Dans un article de revue portant sur des femmes souffrant d’ostéoporose hospitalisées pour une fracture de la hanche, 50% d’entre elles avaient des signes de déficit en vitamine D.

La vitamine D aide aussi à maintenir une bonne santé dentaire, en protégeant le tissu gingival et en renforçant ses défenses.

 

Vitamine D et peau :

Cette vitamine améliore la différenciation terminale de l’épiderme et tonifie la peau. Une courte exposition au soleil (une dizaine de minutes par jour pendant l’été pour un enfant en short et chemisette suffit) peut donc jouer un rôle dans la bonne qualité de l’épiderme, en stimulant ses défenses naturelles et en régulant la prolifération cellulaire. En rapport avec la peau, la vitamine D a reçu l’allégation officielle de l’EFSA :

« la vitamine joue un rôle dans le processus de division cellulaire »

La division cellulaire est le mode de multiplication de toute cellule. Elle lui permet de se diviser en plusieurs cellules-filles (deux le plus souvent). C’est donc un processus fondamental dans le monde vivant, puisqu’il est nécessaire à la régénération de tout organisme.

La vitamine D a comme autres bénéfices de participer au bon fonctionnement du système immunitaire. La quantité de vitamine D présente dans l’organisme est un indicateur de bonne santé.

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Le cartilage de requin : description et bienfaits

Le squelette des requins n’est pas fait d’os mais de cartilages. Ceux-ci ne sont pas irrigués par le sang.

Le cartilage de requin est principalement constitué de protéines spécifiques (40%) dont la squalamine. Il renferme aussi environ 25% de calcium, du potassium, du phosphore, du collagène, des mucopolysaccharides, des glycosaminoglycanes (jusqu’à 20%). Il contient aussi de la chondroïtine et la glucosamine, deux molécules très ressemblantes à celles du cartilage humain.

La composition du cartilage de requin est toute indiquée pour soulager les douleurs articulaires, dont les rhumatismes, l’arthrose et l’arthrite.

– Le sulfate de chondroïtine intervient dans le processus de reconstruction des cellules du cartilage dont il est le précurseur. Il participe ainsi au maintien du cartilage, en limitant sa dégradation et en favorisant sa reconstruction. Il a également une action anti-inflammatoire intéressante pour soulager les articulations douloureuses.

– Le sulfate de glucosamine agit aussi comme anti-inflammatoire et favorise la fabrication de liquide synovial, donc la lubrification des articulations. Elle aide à augmenter la viscosité du liquide synovial dans lequel baignent les articulations.

– Le collagène est un composant majeur du cartilage, des muscles, des tendons et des os. Cette protéine a pour principale fonction de réparer les tissus du corps.

– Le calcium est fondamental pour préserver le capital osseux. Sa principale fonction est la minéralisation de l’os.

– Le phosphore est un minéral qui contribue à la santé des os et des dents. Il joue un rôle majeur dans le métabolisme du calcium.

Le cartilage de requin fournit des constituants naturels qui aident à une bonne minéralisation osseuse, à la reconstruction des parties articulaires atteintes. Il est intéressant en cas d’arthrose, de douleurs articulaires, de croissance importante (adolescents), consolidation de fractures, pour les sportifs dont les articulations sont mises à rude épreuve. Il est contre-indiqué aux femmes enceintes ou allaitantes.

 

Le saviez-vous ?

La squalamine fait l’objet de nombreuses recherches. Cette substance produite par le foie des requins pourrait avoir une action antivirale.

Le collagène marin

Le collagène est une famille de protéines, présente dans la matrice extracellulaire des organismes : peau, cartilages, tendons, ligaments et tissus conjonctifs. Ces protéines ont pour fonction de conférer aux tissus une résistance mécanique à l’étirement et de permettre la régénération de ces tissus. Il s’agit de la protéine la plus abondante dans un organisme humain, représentant le quart de la masse protéique. Lorsque la production de collagène diminue, c’est l’organisme tout entier qui s’en trouve affecté. Collagène signifie « producteur de colle » en grec. Les ébénistes de l’Égypte antique s’en servaient pour fabriquer la glu qui fixait les pièces de bois. Cette colle est en fait la protéine structurale fibreuse qui compose les fibres blanches de la peau, des tendons, des os, des cartilages et de tous les autres tissus conjonctifs. On la trouve également répandue dans les substances gélatineuses de l’organisme, comme dans le corps vitré de l’œil. Les collagènes (il y en a cinq types) représentent 80% du poids des tissus conjonctifs. L’organisme se régénère lui-même en partie grâce au processus de synthèse des protéines qui nécessite le collagène comme catalyseur. Cette protéine a pour principale fonction de réparer les tissus du corps. Mais comme le collagène n’est pas fourni par les aliments, c’est l’organisme qui doit le produire. Toutefois, plusieurs facteurs peuvent être à l’origine d’une carence en collagène : la consommation de tabac, d’alcool, de café, mais aussi le stress, l’entraînement physique poussé ainsi que les infections, la pollution et mêmes, certains médicaments. Mais l’ennemi le plus acharné du collagène, c’est l’âge : la synthèse du collagène diminue de 1% par an à partir de 40 ans. Les altérations du collagène se répercutent sur le fonctionnement de nombreux tissus et organes. Mais les symptômes les plus classiques d’une carence en collagène sont les rhumatismesn dont l’arthrose. Le cartilage est en effet composé de 67 % de collagène. La protéine apparaît donc comme un remède de choix contre les douleurs rhumatismales qui sera, en outre, complémentaire de la glucosamine (dont on sait déjà qu’elle est efficace contre les douleurs articulaires, car elle agit comme lubrifiant au niveau de l’articulation) car il contribue plus globalement à la régénération de la souplesse et de la solidité de l’articulation. On s’est aperçu récemment que les maladies liées à un manque de collagène impliquent généralement des anomalies du système immunitaire. Le plasma sanguin des patients concernés montre des niveaux significatifs d’auto-anticorps (qui attaquent les protéines du corps ou des cellules). C’est cette réaction qui mène à l’inflammation, chez les patients atteints d’arthrite, de tendinites chroniques ou de bursite. Pour pallier le manque de collagène, la seule solution est d’en absorber. Il y a cinq types de collagène dans le corps selon leur localisation. Chacun joue un rôle différent au niveau métabolique. Celui de type I, le plus abondant, se trouve dans la peau, les tendons, les ligaments, le tissu osseux. Celui de type II se trouve dans les cartilages et les yeux . Celui de type III se trouve dans les muscles et les parois des vaisseaux.

Le collagène sous forme de supplément est issu de la gélatine. On fabrique cette dernière en soumettant les os et la peau (couenne) d’animaux, le plus souvent de bovins ou de porcs d’élevage, à différents traitements : nettoyage, dégraissage, traitement à l’aide d’acides ou de bases, extraction par hydrolyse, purification, concentration et séchage. La gélatine ainsi obtenue trouve de nombreux usages dans l’industrie alimentaire, notamment comme agent de texture, mais également dans l’industrie pharmaceutique qui l’emploie pour la fabrication de capsules.

Lorsqu’il est dit « marin », le collagène provient de peau de poissons.

L’apport de collagène sous forme de complément alimentaire ne fonctionnait pas toujours dans les premiers essais car les molécules de collagène étaient trop grosses pour passer la barrière intestinale. Le système digestif devait réduire la molécule afin qu’elle devienne absorbable au niveau de l’intestin afin d’être utilisée. Action difficile pour les personnes âgées souffrant d’arthrose.

 Il y a quelques années les Canadiens ont mis au point une technique pour hydrolyser le collagène.

L’hydrolyse est un trempage de la matière première brute de collagène (couenne de bovin ou de peau de poisson) dans un bain d’eau + enzyme. Ce processus est comme une prédigestion du collagène brut qui va réduire ces grosses molécules sous une forme basique, pour obtenir ce qu’on appelle la matrice de collagène ou hydrolysat de collagène.

 L’intérêt est que cette matrice ou hydrolysat de collagène va passer la barrière intestinale et le corps va pouvoir s’en servir pour reconstruire n’importe quel type (I, II ou III) de tissus endommagés.

Le bambou, riche en silice végétale

Le Bambou Tabashir est un grand roseau exotique. Le principe actif, contenu dans la sève de sa tige, est très riche en silice minérale, aussi appelée « bamboosil ». Il s’y trouve également des oligo-éléments, potassium élément, peroxyde de fer, de la choline, de la bétaïne, des nucléases et des uréases, des enzymes protéolytiques et glucosides de sodium. L’exsudat de bambou est utilisé en phytothérapie comme minéralisant et assouplissant de la peau et des articulations. Ses propriétés lui viennent principalement de sa teneur exceptionnelle en silice, facilement assimilable par l’organisme. Cette teneur élevée permet à l’organisme d’augmenter l’absorption des vitamines du groupe B et du calcium. Il participe à la prévention de la perte de masse osseuse et maintient l’élasticité des vaisseaux sanguins. Le bambou Tabashir est particulièrement adapté pour : douleurs rhumatismales et articulaires, consolidation des os après fracture, avant ou après la ménopause, raideur musculaire (partenaire idéal des sportifs), arthrose, ostéoporose. Il est particulièrement conseillé pour la souplesse et le bien-être des articulations, des tendons, de la structure osseuse ainsi que pour améliorer l’état général de la peau, des cheveux et des ongles.

L’ortie riche en silice végétale

Les orties (Urtica) sont un genre de la famille des Urticacées qui regroupe une trentaine d’espèces de plantes herbacées à feuilles velues. Les espèces les plus communes sont la grande ortie et l’ortie brûlante reconnues comme faisant partie des plantes médicinales les plus utiles et les plus efficaces. L’ortie a un effet thérapeutique de la racine à la tige, des fleurs aux feuilles.

Les constituants de l’ortie sont des flavonoïdes, des amines, des minéraux, de l’acide silicique.

Les feuilles sont couramment utilisées comme toniques, dépuratives, diurétiques, anti-inflammatoires (douleurs rhumatismales).

Les parties aériennes de l’ortie aident à soulager les douleurs de l’arthrose, de l’arthrite rhumatoïde ainsi que les douleurs rhumatismales. L’ortie a de puissantes propriétés anti-inflammatoires. Elle absorbe en effet les toxines libérées par l’articulation malade, réduit l’inflammation et agit sur le système nerveux et la transmission de la douleur. Sa richesse en minéraux contribue, en cure longue, à entretenir le cartilage.

Elle diminue le taux d’acide urique et l’acidité nuisible du système sanguin. En purifiant l’organisme, l’Ortie contribue à entretenir la santé articulaire.

La prêle, riche en silice végétale

Grâce à sa richesse en éléments minéraux surtout en silice (10%), mais aussi en potassium et en calcium, elle a un effet reminéralisant et diurétique. Le manuel d’herboristerie, étudié pour l’examen national jusqu’en 1942, la prescrivait pour ses minéraux afin de soigner la peau, les tissus conjonctifs en cas de fragilité des cartilages, des tendons et des os et dans l’acné.

Les vertus de la prêle sur les articulations :

La prêle a des vertus reminéralisantes car elle est riche en potassium et en silice. Elle est utilisée pour favoriser la mobilité des articulations, la reconstruction des os et la consolidation des fractures. Elle est très appréciée par les athlètes pour fortifier les tendons et les ligaments. Elle permet en effet d´assouplir les tendons et les articulations puisqu´elle stimule la synthèse de collagène, la prêle constitue un excellent antirhumatisme. En effet, elle assure aussi la protection des tissus osseux et améliore la résistance du tissu conjonctif. Possédant des propriétés cicatrisantes et diurétiques, elle est efficace pour soigner les plaies, les caries des os et même les tumeurs cancéreuses. La prêle contient, en outre, des acides végétaux et du carboxylique, de l´équisétonine, des glucosides, du chlorure d´aluminium, de la vitamine C et de l´oxyde de fer. Lorsqu´elle est utilisée avec du bambou, qui est riche en calcium, elle permet de traiter plus efficacement la déminéralisation, la décalcification et l´ostéoporose.

La consommation de silice végétale est importante pour l’organisme humain car c’est un facteur limitant de la densité osseuse.

Les vertus sur le confort articulaire en bref :

– pour le bon fonctionnement des os en facilitant l’absorption du calcium par l’organisme

– bénéfique pour l’état général des dents, des cheveux et des ongles

– aide à combattre l’arthrose, l’athéroscérose et la déminéralisation en reminéralisant les os et les articulations

– aide à guérir plus rapidement les fractures et lésions osseuses diverses

L’harpagophytum ou « griffe du diable »

L’harpagophytum est une plante qui fait partie de la famille du sésame. Elle pousse en plein désert sud-africain. Depuis 1989, elle est inscrite à la pharmacopée française.

La racine de cette plante est connue pour soulager les douleurs articulaires et rhumatismales (arthrose, arthrite) et améliorer la mobilité des articulations. Elle soulage aussi les douleurs musculaires et les tendons, en favorisant la détente musculaire. Les sportifs la connaissent bien pour le traitement des tendinites ou des foulures. Ses principaux actifs sont des iridoïdes (harpagoside, harpagide, procumbine) à l’activité anti-inflammatoire et analgésique. La plante contient également des sels minéraux (calcium, phosphore, magnésium, potassium, fer, cuivre, silicium) et des vitamines (B1, B2, B3, B5, B9, B12, C).

Seul bémol : l’harpagophytum ouvre l’appétit en stimulant les papilles gustatives. Alors, attention à ne pas manger plus et prendre du poids ! En 1989, la Commission Européenne a d’ailleurs approuvé l’usage de la racine d’harpagophytum pour traiter le manque d’appétit et la dyspepsie.

L’harpagophytum est contre-indiqué en cas d’ulcère gastrique ou d’ulcère du duodénum. Elle est déconseillée aux femmes enceintes.

La chondroïtine

Le Sulfate de chondroïtine est un glycosaminoglycane présent dans le tissu conjonctif.

C’est un constituant essentiel de la substance osseuse et cartilagineuse. Le principal intérêt du sulfate de chondroïtine est d’augmenter les mécanismes de défense et de reconstruction du cartilage articulaire. Sa fonction est de maintenir la pression osmotique en absorbant l’eau et d’aider à hydrater le cartilage. Il contribue aussi à la flexibilité et à l’élasticité de l’os. Ce qui est encore plus important, c’est qu’il sert d’agent chondroprotecteur en protégeant le cartilage contre les réactions enzymatiques et contre les dommages dus aux radicaux libres. Le sulfate de chondroïtine varie dans sa composition en fonction des espèces animales (cartilage de requin, crustacés …), même si la structure de base est principalement inchangée.

Le sulfate de chondroïtine est principalement utilisé dans le traitement de l’arthrose en traitement d’appoint (traitement de première intention : anti-inflammatoires) ; il est généralement prescrit en association avec le sulfate de glucosamine, dans lequel le premier aide à prévenir de nouveaux dommages et le second aide à former du cartilage. Associé à la glucosamine, la chondroïtine est la pièce maîtresse du traitement nutritionnel de l’arthrose.

La glucosamine

La glucosamine est fabriquée par l’organisme à partir du glucose et de la glutamine, un acide aminé. La glucosamine ainsi produite joue un rôle crucial dans le maintien de l’intégrité du cartilage.

La glucosamine du commerce est synthétisée en laboratoire à partir de la chitine extraite de la carapace des crustacées (crevettes, langoustines, crabes, homards). Elle se présente généralement sous la forme de sulfate de glucosamine, mais on en trouve également sous la forme de chlorhydrate de glucosamine. Jusqu’à présent, la très grande majorité des études a été menée avec du sulfate de glucosamine et celles qui ont utilisé du chlorhydrate n’ont pas été concluantes en ce qui concerne les symptômes de l’arthrose.

La grande majorité des études a porté sur l’arthrose du genou, quelques unes sur l’arthrose de la hanche. La glucosamine a fait l’objet de plusieurs méta-analyses concluant à son efficacité pour soulager les symptômes de l’arthrose légère à modérée. Les résultats de deux essais cliniques à long terme (de 3 ans chacun, 414 sujets en tout) indiquent que l’action du sulfate de glucosamine, en plus de ses effets sur les symptômes, peut contribuer à freiner l’évolution de la maladie. Dans différents autres essais récents, la prise de glucosamine s’est révélée utile pour :

– retarder ou prévenir le remplacement complet de l’articulation du genou chez des patients souffrant d’arthrose

– réduire la douleur et améliorer la mobilité des personnes souffrant de blessures aux cartilages

– accélérer la guérison d’athlètes souffrant de blessures au genou

– réduire la douleur de patients souffrant d’arthrite rhumatoïde

Deux études à double insu avec placebo indiquent que la prise combinée de glucosamine et de chondroïtine s’est révélée efficace pour soulager les symptômes de l’arthrose du genou.

Silice / silicium

Le silicium est, avec l’oxygène, le 2ème élément le plus présent sur Terre, puisque ses combinaisons représentent plus de 75% du poids de la croûte terrestre.

L’organisme d’un adulte moyen contient environ 20 grammes de silice. En vieillissant, le corps perd de la silice.

En tant qu’oligo-élément, il se charge de nombreuses fonctions dans l’organisme, la plus importante étant sans conteste la formation du tissu conjonctif, ce qui explique son influence sur la peau, les cheveux et les ongles. D’autre part, l’acide silicique est une substance nutritive et anabolique du stroma de l’os, du cartilage et des dents. Mais il est aussi déterminant dans la fixation de l’eau dans nos cellules. Or, l’importance d’une bonne hydratation n’est plus à démontrer puisqu’elle garantit aux cellules une nutrition suffisante, qu’elle contribue à l’élasticité des vaisseaux sanguins, prévient accessoirement les rides, favorise la digestion et a une action anti-inflammatoire naturelle.

Lorsque l’apport d’acide silicique par l’alimentation est déficient, le tissu conjonctif est relâché et fragilisé, des fractures peuvent se répéter, la peau devient terne et pâle, des impuretés cutanées provoquent des démangeaisons, les cheveux sont fourchus, les ongles cassants, les dents et les gencives sont sujettes à problèmes, les tendons et les ligaments sont fragilisés, une tendance aux infections et un état de faiblesse s’installent, ainsi qu’une certaine frilosité.

L’acide silicique maintient donc l’organisme en bonne santé à plusieurs niveaux. Il agit positivement sur le déroulement de nombreuses pathologies comme l’artériosclérose et la tension artérielle qui, avec l’âge, vont en augmentant. Mais il améliore aussi des symptômes qui accompagnent une fragilité du tissu conjonctif comme les varices.

L’acide silicique entre également en ligne de compte comme mesure de soutien dans le traitement de l’ostéoporose. Son pouvoir analgésique est puissant. Associé au calcium, il peut même agir préventivement contre cette affection et renforcer le bon état des os. Il est en effet capable de stocker le calcium dans les os et, de ce fait, de renforcer la structure du tissu.

Enfin, dans les problèmes de peau, il calme irritations, démangeaisons, boutons, eczéma, escarres, écorchures, morsures, brûlures par ébouillantage, piqûres d’insectes et coups de soleil.

Le silicium est donc vital et doit être apporté régulièrement à l’organisme de toute personne désirant rester en bonne santé mais, a fortiori, aux personnes âgées, aux femmes enceintes, aux enfants en pleine croissance, aux sportifs, aux surmenés et aux malades chroniques.

 

Les différentes formes de silicium

La silice minérale : le silicium « Si », forme sans atome de carbone, constituant 37% de la croûte terrestre, est présent en haute concentration dans divers minéraux (granit, améthystes, obsidiennes …).

Le dioxyde de silicium : au contact avec l’oxygène, la silice minérale s’oxyde et devient le SiO2. La silice colloïdale est d’origine minérale ou synthétique et contient 98% de dioxyde de silicium (SiO2) en suspension dans l’eau (SiO2 + H2O). Cette forme de silicium n’est pas la plus facilement absorbable par l’organisme.

La silice organique (Silanols) et le Monométhylsilanetriol : dans la nature, nous trouvons la silice organique transformée d’une façon naturelle par des micro-organismes et d’autres procédés comme les diatomées. Rappel historique : dans les années 1975, Mr Loïc Ribault découvre le silicium naturel dans les grains de sable qui sont transformés ensuite par des diatomées en silice organique. En collaboration avec des thérapeutes, il utilise celui-ci jusqu’en 1982. Il rencontre alors Mr Duffaut pour la mise au point d’une nouvelle molécule chimique de silicium organique synthétique, le Monométhyl –silane-triol, fabriqué par la pharma-industrie et issu de la pétrochimie, utilisé par la suite dans la plupart des silices organiques. Issue de la chimie organique, cette forme comprend au moins 1 atome de carbone dans sa molécule. Cette molécule de silice, issue de la pétrochimie, est interdite depuis le 1er janvier 2010 par la Répression des Fraudes pour une utilisation interne. Le groupe scientifique a conclu qu’il n’existait actuellement aucune preuve expérimentale démontrant la conversion du monométhylsilanetriol en acide orthosilicique, seule forme de silice assimilable par le corps humain. Compte tenu de l’absence de données fiables sur la biodisponibilité du silicium provenant du monométhylsilanetriol et sur sa toxicité, le groupe n’a pas pu évaluer la sécurité et la biodisponibilité du silicium provenant de cette source. A cette date, toutes les silices buvables contenant cette molécule ont été interdites. Cette forme de silicium est encore tolérée dans la cosmétique non bio sous forme de gel ou d’autres formes galéniques.

Aujourd’hui, la pharma-industrie fabrique également l’acide ortho-silicique d’une façon concentrée et synthétique et le stabilise par de la choline. Depuis l’interdiction du monométhylsilanetriol, beaucoup de fabricants le remplacent par l’acide orthosilicique stabilisé avec du chlorure de choline. Malheureusement, comme à l’époque du monométhylsilanetriol synthétique, certains étiquetages continuent à être fantaisistes et perturbants pour le consommateur en parlant de silice « bioactivated, biogénique, organique … ».

La silice d’origine végétale ou naturelle : l’acide orthosilicique Si(OH)4

La silice minérale est transformée par les racines de plantes grâce à un procédé naturel vers une silice végétabilisée : l’acide orthosilicique Si(OH)4 pour être transportée dans le milieu naturel. Cette silice est hydrosoluble et biodisponible. C’est la seule source de silicium facilement assimilable pour l’homme. Plusieurs plantes en contiennent d’une façon naturelle à doses très concentrées : l’ortie, le bambou, la prêle, le cassis … Toute partie de la silice absorbée en excès est évacuée par le système rénal qui peut être endommagé par l’utilisation prolongée d’une silice difficilement assimilable.

La biodisponibilité est la capacité d’un élément à être assimilé et utilisé par l’organisme humain. Les silices minérale, colloïdale et organique synthétisées sont les moins assimilables car étrangères à l’être humain. Les silices végétale et organique, issues de la nature sans être synthétisées, sont les meilleures silices car les seules facilement assimilables par l’organisme humain.

 

Quelles quantités de silicium ?

 Certains laboratoires affichent des taux de silice défiant toute concurrence, privilégiant l’argument de la concentration de leur produit à celui de sa qualité ou utilisent des labels évoquant le bio afin de cacher leurs origines synthétiques. Il existe sur le marché des produits titrés de 1000 à 2000 mg de silicium par litre. Il s’agit de silices synthétisées issues de la pétrochimie en haute concentration et, par conséquent, difficilement assimilables par l’organisme humain, qui peut avoir à lutter contre cet apport trop important, le considérant comme une agression, avec le risque d’une perturbation importante du métabolisme. L’AFFSA, pour sa part, insiste sur le fait que l’absorption intestinale du silicium dépend de la forme et de la structure du silicium ingéré. Par conséquent, l’AFSSA met en garde contre une dose journalière trop élevée mettant en cause les équilibres physiologiques naturels, les mécanismes souvent complexes du maintien de l’homéostasie et la régulation de la composition du milieu intestinal.