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Le collagène marin

Le collagène est une famille de protéines, présente dans la matrice extracellulaire des organismes : peau, cartilages, tendons, ligaments et tissus conjonctifs. Ces protéines ont pour fonction de conférer aux tissus une résistance mécanique à l’étirement et de permettre la régénération de ces tissus. Il s’agit de la protéine la plus abondante dans un organisme humain, représentant le quart de la masse protéique. Lorsque la production de collagène diminue, c’est l’organisme tout entier qui s’en trouve affecté. Collagène signifie « producteur de colle » en grec. Les ébénistes de l’Égypte antique s’en servaient pour fabriquer la glu qui fixait les pièces de bois. Cette colle est en fait la protéine structurale fibreuse qui compose les fibres blanches de la peau, des tendons, des os, des cartilages et de tous les autres tissus conjonctifs. On la trouve également répandue dans les substances gélatineuses de l’organisme, comme dans le corps vitré de l’œil. Les collagènes (il y en a cinq types) représentent 80% du poids des tissus conjonctifs. L’organisme se régénère lui-même en partie grâce au processus de synthèse des protéines qui nécessite le collagène comme catalyseur. Cette protéine a pour principale fonction de réparer les tissus du corps. Mais comme le collagène n’est pas fourni par les aliments, c’est l’organisme qui doit le produire. Toutefois, plusieurs facteurs peuvent être à l’origine d’une carence en collagène : la consommation de tabac, d’alcool, de café, mais aussi le stress, l’entraînement physique poussé ainsi que les infections, la pollution et mêmes, certains médicaments. Mais l’ennemi le plus acharné du collagène, c’est l’âge : la synthèse du collagène diminue de 1% par an à partir de 40 ans. Les altérations du collagène se répercutent sur le fonctionnement de nombreux tissus et organes. Mais les symptômes les plus classiques d’une carence en collagène sont les rhumatismesn dont l’arthrose. Le cartilage est en effet composé de 67 % de collagène. La protéine apparaît donc comme un remède de choix contre les douleurs rhumatismales qui sera, en outre, complémentaire de la glucosamine (dont on sait déjà qu’elle est efficace contre les douleurs articulaires, car elle agit comme lubrifiant au niveau de l’articulation) car il contribue plus globalement à la régénération de la souplesse et de la solidité de l’articulation. On s’est aperçu récemment que les maladies liées à un manque de collagène impliquent généralement des anomalies du système immunitaire. Le plasma sanguin des patients concernés montre des niveaux significatifs d’auto-anticorps (qui attaquent les protéines du corps ou des cellules). C’est cette réaction qui mène à l’inflammation, chez les patients atteints d’arthrite, de tendinites chroniques ou de bursite. Pour pallier le manque de collagène, la seule solution est d’en absorber. Il y a cinq types de collagène dans le corps selon leur localisation. Chacun joue un rôle différent au niveau métabolique. Celui de type I, le plus abondant, se trouve dans la peau, les tendons, les ligaments, le tissu osseux. Celui de type II se trouve dans les cartilages et les yeux . Celui de type III se trouve dans les muscles et les parois des vaisseaux.

Le collagène sous forme de supplément est issu de la gélatine. On fabrique cette dernière en soumettant les os et la peau (couenne) d’animaux, le plus souvent de bovins ou de porcs d’élevage, à différents traitements : nettoyage, dégraissage, traitement à l’aide d’acides ou de bases, extraction par hydrolyse, purification, concentration et séchage. La gélatine ainsi obtenue trouve de nombreux usages dans l’industrie alimentaire, notamment comme agent de texture, mais également dans l’industrie pharmaceutique qui l’emploie pour la fabrication de capsules.

Lorsqu’il est dit « marin », le collagène provient de peau de poissons.

L’apport de collagène sous forme de complément alimentaire ne fonctionnait pas toujours dans les premiers essais car les molécules de collagène étaient trop grosses pour passer la barrière intestinale. Le système digestif devait réduire la molécule afin qu’elle devienne absorbable au niveau de l’intestin afin d’être utilisée. Action difficile pour les personnes âgées souffrant d’arthrose.

 Il y a quelques années les Canadiens ont mis au point une technique pour hydrolyser le collagène.

L’hydrolyse est un trempage de la matière première brute de collagène (couenne de bovin ou de peau de poisson) dans un bain d’eau + enzyme. Ce processus est comme une prédigestion du collagène brut qui va réduire ces grosses molécules sous une forme basique, pour obtenir ce qu’on appelle la matrice de collagène ou hydrolysat de collagène.

 L’intérêt est que cette matrice ou hydrolysat de collagène va passer la barrière intestinale et le corps va pouvoir s’en servir pour reconstruire n’importe quel type (I, II ou III) de tissus endommagés.

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